MotoGP: Xavier Siméon et Livio Loi à la chasse aux podiums

Dimanche en huit jours ( 23 mars) les grands prix moto vitesse pure prennent le départ de la saison au Qatar. Deux Belges participent à ce championnat du monde, et visent en Moto3 et Moto2 des résultats top.

Si la Belgique est reconnue pour la qualité de ses pilotes en motocross, cela ne veut pas dire qu’ils ne jouent pas un rôle dans les autres disciplines moto. Le 23 mars, sur le circuit du Qatar, le très jeune Livio Loi (16 ans) et le Bruxellois Xavier Siméon (24 ans) prendront le départ dans ces deux catégories, Moto3 et Moto2. Pour Xavier Siméon ce sera la 5ème saison de participation, et pour Livio Loi la seconde dans ce championnat du monde.

Xavier Siméon

Xavier Siméon s’est déjà distingué quelques fois, il s’est classé à une brillante 3ème place au  GP de France, qui fut son 1er podium en  GP Lors du  GP d’Allemagne il prit la pôle position. A la fin de la saison il termina à la 12ème place. « Satisfait de ma saison, mais j’ai chuté quelques fois, parfois de ma faute, et parfois par la chute d’autres concurrents qui m’entraînèrent sur le bitume, je me trouvais donc au mauvais endroit au mauvais moment ».

Siméon possède déjà un beau palmarès à son actif, il débuta à l’âge de 9 ans, ce qui n’est pas étonnant étant le fils de Michel Siméon Vice en 250cc champion d’Europe en 1981 et plus tard un top pilote en endurance. C’est surtout en Italie que le jeune Siméon fit ses premières armes, en effet le niveau y était nettement plus élevé, et les possibilités étaient bien moindres en Belgique. En 2006 il remporta le championnat d’Europeen Superstock 600, et en 2009 il fut déclaré meilleur pilote en Superstock 1000cc. Suite à ce titre il fit le pas en avant en Moto2, tout en réalisant qu’il y avait une grande différence entre Superstock 1000 cc et Moto2. « La Moto2 c’est le top, c’est là que se trouve tous les meilleurs, ce qui rend la tâche plus difficile. Celui qui se situe dans le top en moto 2 peut également gagner en moto  GP ( la catégorie reine) ». En Moto2 tous les participants bénéficient d’un matériel identique, une Honda 600cc 4 cylindres. « C’est la catégorie la plus difficile du monde », dit-il. « Il y a beaucoup de participants et les différences sont minimes. Vous ne pouvez choisir que le chassis, il n’y a pas non plus de team d’usine, comme en moto  GP où les teams d’usine ont une priorité ».

La saison dernière Xavier Siméon roulait pour le team ‘Stop and Go team’ mais cette année il roulera pour le team ‘Gresini’ dirigé par l’ancien pilote Fausto Gresini ex- champion du monde, il gère également un team en moto GP.
D’où le passage de Xavier du team ‘Stop and Go’? Siméon: « Le team ‘Stop and Go’ était un bon team mais Gresini est plus professionnel et a plus d’ambition ». Quelle sera l’ambition de Xavier pour 2014? Le top 5 est sa réponse. Donc pas le titre?  « Si je pense aussi au titre, mais il faut prendre cela épreuve après épreuve et en fin de saison on verra bien où l’on se situe. J’ai en tout cas travailler pour cela tout l’hiver, le but est moto GP. Mais c’est très difficile il faut pouvoir terminer dans le top 4 voire 3 en Moto2 pour avoir une chance de franchir le pas et d’obtenir une place en moto GP ».

Livio Loi

Pour Livio Loi d’Helchteren, la saison 2014 sera sa 2ème saison, il débuta l’an dernier dans le team ‘Marc VDS’( Van der Straten) en Moto3, (de moteurs 4 temps en 250cc) mais du attendre le 3ème GP pour participer, en effet il devait attendre vu qu’il n’avait encore que 15 ans, ( l’âge minimum est de 16 ans). Dés ses 16 ans,( le 27 avril 2013) il put participer à la course pour le championnat du monde. Pour sa 1ère participation il termina dans les points, pour finir à la 22ème place en fin de saison.
Son âge le défavorisa aussi par son poids corporel, en effet le poids du pilote plus celui de la moto doivent peser au moins 148 Kg, ce qui signifiait qu’il devait alourdir sa moto de 12 Kg, ce poids supplémentaire modifiait la tenue de route de sa moto. Pour la saison nouvelle ce problème sera réduit, car Livio Loi a gagné 6 Kg, par sa croissance et par l’entraînement pour augmenter sa masse musculaire.

La différence entre les motos en Moto3 est minime. « La moindre petite faute de pilotage vous coûte plusieurs places. 1/10 de seconde au tour peut vous coûter de nombreuses places, pendant la course il faut être concentré sur tous les détails, sans quoi vous n’y arrivez pas. Il n’y as pas une seconde de relâchement ».
Livio Loi fut atteint du virus dés son premier âge, il lui fut inculqué à la cuillère par son père, qui a été champion de Belgique en 400cc Coupe Kawasaki. Livio Loi a toujours vécu parmi les motos, et s’est tout naturellement qu’il s’est inscrit dans les pas de son papa. « J’avais 3 ans quand je me suis assis sur une moto », dixit Livio Loi. Il a roulé sur des pocketbikes pour des sessions d’écolage, mais sans compétition. En 2006, il commença sa carrière dans la catégorie pocketbike juniors A et devint champion. Il roula tant en Belgique qu’en Hollande. En 2019 il franchi le pas et commença la catégorie Honda NSF où il se distingua dans la finale en Espagne, avec une seconde place à 0,2 seconde du vainqueur. En 2012 il prit part à la coupe internationale ‘Red Bull Rookies’. Ses prestations ne passèrent pas inaperçues et Marc Van der Straaten l’engagea dans son team. Livio Loi a, à son palmarès le surnom de le ‘Sniper’, surnom qu’il gagna pendant son étape de pocketbike races. « A cette époque j’ai gagné beaucoup de courses, et pour les rendre plus attrayantes, je prenais toujours le départ parmi les derniers, je dépassais alors les uns après les autres les pilotes pour finalement gagner ». En GP Son ambition est très claire, il faut rouler le plus vite possible.  « Je veux devenir champion, c’est mon but, avec une vue sur la catégorie MotoGP. Mon idole a toujours été Valentino Rossi ( 7 x champion du monde en motoGP/500cc) . Sa façon d’être sur, et hors des circuits, est un bel exemple ».

Ad van Poppel - Service de presse FMB/Febiac